Nanterre compte 43 636 logements pour environ 97 800 habitants. Deux caractéristiques structurent tous les projets : un parc très largement collectif, et surtout un parc très largement locatif. Là où d'autres communes posent d'abord la question de la copropriété, Nanterre pose celle du bailleur. Le mode de chauffage, très majoritairement collectif ou au gaz, oriente ensuite ce qui est réalisable.
86,1%de logements en appartementcontre 12,7 % de maisons : un parc collectif dominant mais pas exclusif
69,2%de locatairesdont 44,1 % en logement social loué vide
72,1%des résidences principales construites avant 1991avec deux périodes très marquées : 1946-1970 et 1971-1990
01Une ville de locataires : identifier le décideur d'abord
27,8 % seulement des résidences principales sont occupées par leur propriétaire. Pour la très grande majorité des logements, une installation fixe suppose donc l'accord écrit du bailleur. Cet accord porte sur les travaux, sur les percements de façade, et sur ce qu'il advient de l'équipement à la fin du bail. C'est la première démarche à engager, avant même de comparer des appareils : sans elle, aucun devis n'a de valeur.
02Un parc social important, avec ses propres circuits
44,1 % des résidences principales relèvent d'un logement social loué vide. Les bailleurs sociaux ont des procédures propres pour les demandes de travaux, et des programmes de rénovation parfois déjà planifiés à l'échelle d'un bâtiment entier. Se renseigner sur ces programmes avant d'engager une démarche individuelle évite de financer un équipement qu'une réhabilitation rendra caduc ou redondant.
03Un chauffage très majoritairement collectif ou au gaz
72,4 % des résidences principales sont chauffées au gaz de ville ou par un réseau de chaleur, 22,3 % à l'électricité et 2,9 % au fioul. Lorsque le chauffage est commun à l'immeuble, le logement n'a pas de circuit propre à reprendre : une pompe à chaleur air-eau individuelle n'a alors pas d'objet, et le projet réaliste porte sur le rafraîchissement. Lorsque le chauffage est individuel au gaz, l'air-eau redevient une piste à étudier.
04Un parc marqué par les décennies 1946-1990
Plus de 60 % des résidences principales ont été construites entre 1946 et 1990, et 72,1 % avant 1991. Ces bâtiments présentent des performances thermiques très variables selon qu'ils ont été réhabilités ou non. C'est pourquoi aucune puissance ne peut être avancée à distance : l'orientation, les surfaces vitrées et l'état de l'isolation se relèvent sur place, pas depuis un formulaire.