Courbevoie compte 48 867 logements pour 82 902 habitants, sur un territoire d'à peine plus de quatre kilomètres carrés. Le parc est presque intégralement collectif : 2,9 % de maisons seulement. Cette homogénéité statistique masque pourtant une grande hétérogénéité de bâti, et c'est elle qui détermine la faisabilité d'un projet.
2,9%de maisons dans le parcl'habitat individuel est marginal à Courbevoie
42,2%de propriétaires occupantsprès de six logements sur dix relèvent d'un bailleur
19881habitants par kilomètre carrél'une des densités les plus élevées des Hauts-de-Seine
01Un parc collectif, mais des bâtiments incomparables
Dire que Courbevoie est une ville d'appartements ne dit presque rien du projet à mener. Un immeuble de rapport du début du siècle à Bécon, une barre des années soixante-dix, une tour de vingt étages et une résidence livrée récemment n'offrent ni les mêmes emplacements extérieurs, ni les mêmes gaines, ni les mêmes règles. Le diagnostic commence par identifier à quelle catégorie appartient le bâtiment.
02Les immeubles de grande hauteur imposent leurs règles
Dans les tours et les immeubles hauts du secteur Gambetta ou proches de La Défense, la façade n'est pas un support libre. Les contraintes de sécurité, de ventilation et d'accès en toiture priment. Un gestionnaire technique intervient souvent aux côtés du syndic, et son avis conditionne autant le projet que le règlement de copropriété. Une pose en façade y est rarement envisageable sans étude spécifique.
03Les constructions sur dalle changent la donne
Une partie du bâti courbevoisien est édifiée sur dalle, avec des locaux techniques, des circulations et des réseaux enterrés qui ne se devinent pas depuis la rue. L'emplacement d'un groupe extérieur, le cheminement des liaisons et l'évacuation des condensats dépendent alors de plans que seul le gestionnaire détient. Les obtenir en amont évite de découvrir un obstacle le jour de la pose.
04Une majorité de locataires
42,2 % des résidences principales sont occupées par leur propriétaire. Pour tous les autres logements, l'accord écrit du bailleur est nécessaire avant toute installation fixe, et il porte aussi bien sur les travaux que sur le devenir de l'équipement à la fin du bail. Cette démarche se mène en parallèle de la question technique, pas après.